Spécial : Propos sur Jurassic Park

* L’auteur de ce texte d’anthologie (et modeste avec ça) vous conseille de monter le volume et de vous laisser porter par ce qui constitue encore aujourd’hui l’une des meilleures bandes originales du cinéma *

 

 

 

Propos sur Jurassic Park

 

 

Fermez les yeux un instant et imaginez… Vous êtes partis faire du camping sauvage, une occasion que vous attendiez avec impatience et depuis longtemps, très longtemps, afin de vous ressourcer en pleine nature.

Vous avez trouvé le coin idéal pour passer la nuit et, malgré quelques bruits étranges voire inhabituels, vous parvenez à rejoindre le doux pays des rêves sans trop de mal…

Mais lorsque vous vous réveillez au petit matin, alors que les premiers rayons du soleil commencent à percer faiblement à travers la toile kaki de votre tente ultramoderne (dont on vous a tant vanté la résistance et le côté pratique avant cela), vous êtes soudain témoin de l’impossible…

Vous n’en croyez pas vos yeux : un monstre préhistorique, sensé avoir disparu avec ses congénères il y a des millions d’années, se tient à deux pas de votre abri, qui se révèle ici d’une inefficacité absolue…

 

T-RexCamping
Et il n’a pas l’air d’être venu pour jouer aux cartes… Soit le type ne l’a pas remarqué (difficile de rater une telle gueule et cette belle rangée de dents), soit il pense avoir affaire à un herbivore docile et là, malheureusement, on ne peut plus rien pour lui… R.I.P

 

Comment ça, le sujet de l’article est cramé à des kilomètres ?! Ah oui, je vois… Saloperie de titre… N’empêche que je l’aime bien, moi, cette petite intro ! Parce qu’elle nous plonge dans l’ambiance.

 

Bref ! Allons-y. Si vous êtes d’accord, et vous n’avez pas vraiment le choix de toute façon, on va donc parler de cette célèbre franchise cinématographique qu’est Jurassic Park ; j’y inclue naturellement les Jurassic Word, considérées comme des suites  logiques du même univers. Puisqu’une certaine chaîne de télévision a décidé de les diffuser dans son programme du moment, je me suis dis que ce serait cool de les revoir pour la 263ème fois (ça se laisse toujours regarder aussi facilement) et ainsi les analyser plus en profondeur. C’est le but de mon Propos ici.

Saga culte du 7ème Art aujourd’hui, vous en conviendrez, les films (ou du moins les deux premiers = les meilleurs selon bon nombre de spectateurs et moi-même) réalisés par le grand Steven Spielberg ont en effet connu un énorme succès auprès du public et a remis au goût du jour notre histoire d’amour avec nos amis les dinos. Les nôtres forcément, nous autres qui sommes hors de danger derrière notre écran, mais un peu moins ceux des personnages pour le coup…

En ce qui concerne cette adaptation libre mais plutôt fidèle des romans de Michael Crichton, pionnier du « techno-thriller » (je vous invite à lire sa page Wikipédia et à jeter un œil à son œuvre), ce que tout le monde ne sait pas encore et ce qu’il convient de rappeler, le réalisateur des Dents de la mer s’est attaqué à d’autres types de mâchoires, plus anciennes celles-ci mais non moins terrifiantes !

 

 

Et ce que l’on peut d’ores et déjà affirmer, c’est que le monsieur à la casquette a su s’entourer avec brio : Richard Attenborough (dans le rôle de John Hammond = le riche et un poil utopiste – voire mégalomane – propriétaire du parc) ainsi que le trio originel que composent donc Laura Dern (la paléobotaniste débrouillarde Ellie Sattler = honneur aux femmes), Sam Neill (le Dr Alan Grant = le paléontologue baby-sitter malgré lui) et Jeff Goldblum (le cynique professeur et mathématicien Ian Malcolm, grand spécialiste de la théorie du chaos = l’homme qui depuis le début avait prédit les terribles événements auxquels il allait participer et, je pense, mon « personnage humain » préféré). Mais aussi Wayne Knight (dans le rôle génial du traître corrompu, le mec qui devait foutre la merde = une vraie tête à claque le Dennis Nedry) et même Samuel Lee Jackson, s’il vous plaît (certes dans le rôle ingrat de l’informaticien qui se fait bouffer salement).

Voilà à peu près où on se situe au niveau du casting. Pas trop mal hein ! D’ailleurs, le trio s’est fait connaître à l’échelle internationale grâce à ces films et cela a été confirmé que nous les reverrons ensemble à l’écran dans l’ultime volet de la franchise, Jurassic World : Dominion, prévu pour l’année prochaine. Et ce n’est pas fini, car ce serait oublier des éléments très importants d’une production de cinéma : la patte de John Williams à la musique est juste sublime, comme toujours, et reconnaissable entre mille. A noter la participation de Jack Horner également, paléontologue de renom aujourd’hui décédé, engagé à l’époque pour le côté scientifique de la saga.

Je signe là une magnifique transition puisque c’est exactement ce dont j’avais envie de parler, ce sur quoi je voulais me pencher avec vous. Le réalisme ! Parce que c’est bien beau de s’attarder sur les points forts des films, à savoir les scènes cultes et ses répliques, la partie épique quoi, mais il convient aussi d’élargir son champs de vision et d’analyser plus en profondeur le contenu qui nous est proposé – et vous savez que j’aime faire attention aux détails. Voyez-vous, il ne s’agit pas simplement de s’asseoir au fond du canapé et de gober les images les unes après les autres, tout en nourrissant son diabète à la fois. Nope ! Car bien que la forme soit, au final, d’assez bonne facture, qu’en est-il véritablement du fond ? On est en droit de se poser la question.

Alors, alors… *se passe la main dans la barbe de manière répétée*

Au-delà du spectaculaire et de l’hémoglobine, que dire du Parc Jurassique ? Oui.. c’est tout de suite moins classe en français, là-dessus on est d’accord !

 

 

Déjà, notons que le Jurassique correspond à l’une des trois périodes géologiques, découpées en plusieurs millions d’années, durant lesquelles les dinosaures ont régné en maîtres absolus sur la Terre. Celle-ci se situe entre le Trias et le Crétacé, et s’est étendue il y a 200 millions d’années à environ 145 millions d’années avant notre ère. Ça, c’était le petit point culture. Merci Maestro !

Bon, après, sachez que toutes les bêbêtes qui apparaissent à l’écran n’ont pas forcément vécu à cette période intermédiaire. De même que certaines espèces de dinosaures ne se sont jamais côtoyées ni rencontrées au cours de leur existence : ce cher Tyrannosaure, par exemple, vivait en Amérique du Nord quand le Spinosaure, lui, ne se trouvait qu’en Afrique du Nord. Du fait des continents séparés et d’une époque différente pour les deux prédateurs (à peine 68 millions d’années en ce qui concerne le bien nommé T-Rex contre à peu près 90 millions d’années pour ce qui est du Spino), il est logiquement impossible qu’ils aient pu être amenés à s’affronter, comme dans cette fameuse scène du troisième film qui m’a toujours fait rire.

Mais on n’en voudra pas trop à l’équipe de production pour ces anachronismes sans aucun doute volontaires. Il aurait en effet été bien difficile de réaliser un film en ne choisissant que des dinosaures du Jurassique ; surtout quand on sait que ce dernier se réclame à sensations fortes. Et dans ce cas de figure, une chose est sûre : le Tyrannosaure n’aurait jamais acquis son statut de superstar auprès du grand public, puisque le « Roi des Lézards Tyrans » a en vérité vécu au Crétacé (ce qui est également le cas du Spinosaure soit dit en passant).

 

 

Quant aux scénarios/scenari/commevousvoulez, dans l’ensemble ils ne cassent pas trois pattes à un Hadrosaure… Je vous laisse chercher sur le net la représentation de ce curieux animal et ainsi apprécier pleinement ma vanne, qui je le reconnais est à chier (et pas de double vanne avec la vidéo du dessus *musique de fail*).

Celui du premier film est somme toute très classique, c’est vrai, mais la magie fonctionne bien puisque nous découvrons à peine l’univers de la franchise. A l’instar d’Alan Grant, lorsqu’il voit les Brachiosaures de ses propres yeux, nous sommes émerveillés. Le second, peut-être le meilleur de tous, les Jurassic World compris, a l’idée séduisante de nous embarquer pour Isla Sorna, une seconde île aux allures de cauchemar. Un site inconnu des touristes, qui servait à l’origine de lieu d’élevage pour les dinosaures. Plus sauvage et plus dangereux encore : le Monde Perdu *dit-il en prenant sa grosse voix qui fait peur*

Je ne ferai que mentionner brièvement le troisième film, beaucoup moins enthousiasmant que ses prédécesseurs, qui relève plus d’un délire que d’autre chose à mon sens, un moment d’égarement dont a d’ailleurs pâti le personnage du paléontologue rescapé du parc. Dommage car cette suite méritait mieux et il y avait de quoi faire ! On pourra toutefois témoigner que le Spinosaure aura au moins été mis à l’honneur, même si les fans du T-Rex ont certainement fini en PLS 😀

 

 

Je reviendrai sur les suites les plus récentes (que l’on peut aussi considérer comme un nouveau démarrage) un peu plus tard. Parce que j’aimerais m’arrêter deux secondes – inutile de compter, c’est une façon de parler – sur les principaux acteurs de la saga, les « Terribles Lézards », plus couramment appelés les dinosaures. On a beau dire ce qu’on veut, ce sont eux qui nous intéressent vraiment ! Vous ne vous êtes jamais posé la question suivante : pourquoi ces créatures ressuscitées sautaient-elles sur tout ce qui bouge et voulaient à tout prix nous dévorer ? BAH OUI, MERDE !! POURQUOI ?! *redescend en pression*

Je vous vois venir, vous allez me sortir que la plupart sont des carnivores et qu’il est donc normal pour des carnivores dignes de ce nom de manger de la viande. Et là-dessus, vous aurez raison. Mais, car il y a toujours un mais, les carnivores dans la nature ne sont pas tous agressifs. Au contraire ! Ils ont souvent tendance à fuir le contact de l’homme, ce prédateur ultime qu’ils préfèrent éviter de croiser (et on ne peut que les comprendre pour cela, quand on connaît l’ampleur des dégâts causés par l’homme envers la planète). En partant de ce constat, il ne nous est pas impossible de supposer que les dinosaures se seraient peut-être comporté de la même manière que nos mammifères et autres animaux actuels, si jamais ils s’étaient trouvés en présence d’Homo Sapiens. Avouez-le, cette phrase est mortelle 😉

« Okay mais mec, on ne parle pas d’un documentaire animalier là… Faudrait se réveiller à un moment ! Nous ce qu’on veut, c’est du sang et des morts ! Des membres arrachés ! Des situations intenses de survie, tout ça quoi ! Rien à cirer de tes précisions historiques !! »

Ouais, pas faux. J’ai légèrement cherché la petite bête avec cette histoire mais que voulez-vous… Ma rigueur scientifique, si l’on peut appeler ça comme ça, a encore une fois repris le dessus. En tant que passionné, j’étais obligé de m’attarder sur ce détail. Tout en étant conscient, du coup, que le gros contre-argument à ma tirade réside finalement dans l’intervention ci-dessus. Merci Hollywood !

 

 

Ce qui me permet d’enchaîner sur un point plus problématique et plus inquiétant selon moi : la véracité concernant les faits avérés. Ou en trois mots, l’authenticité des dinosaures. Des premières découvertes à nos jours, les médias et la télévision (le cinéma n’échappe malheureusement pas à la règle) véhiculent de fausses idées et des images parfois erronées à leur sujet. Bien que les paléontologues doivent évidemment composer avec les connaissances de leur époque, il est en revanche plus compliqué d’excuser de pareilles erreurs lorsque les théories d’hier ont été validées par la grande majorité. Alors, aujourd’hui, je crie justice et je dis qu’il est temps pour nous de rétablir quelque vérité ! *brandit le poing en l’air*

Commençons avec le Tyrannosaurus Rex, de son vrai nom, sans nul doute l’un des dinosaures les plus connus du monde entier, si ce n’est le plus connu. Désolé de vous décevoir, si vous ne le saviez pas, mais il ne s’agit pas du plus grand prédateur terrestre qui ait existé sur Terre, comme j’ai pu apercevoir ou entendre à de nombreuses reprises. Pas dans le sens littéral en tout cas. Car, que ce soit en terme de hauteur, poids et longueur, les spécialistes estiment que notre beau et costaud T-Rex n’aurait pu rivaliser avec le Carcharodontosaure – contemporain du Spinosaure, lui aussi sensé être plus gros, pour rester dans la comparaison – ou l’un de ses « cousins », l’impressionnant Giganotosaure, deux bestiaux qui gagneraient à être mis plus en avant d’après moi.

Précisons aussi que le Tyrannosaure, d’après de récentes études, ne rugissait probablement pas comme en sont capables les lions ou les tigres. Cela ne l’a malgré tout pas empêché, en son temps, d’être au sommet de la chaîne alimentaire au sein de son écosystème. En plus d’avoir été une parfaite machine à tuer… Et rien que pour ces deux raisons, chapeau l’artiste !

Portons maintenant notre regard sur l’original Dilophosaure, ce « petit monstre à collerette » à priori tout ce qu’il y a de plus mignon… Un monstre, oui. Mais c’était un monstre qui ne possédait aucune collerette (rajoutée pour on ne sait quel motif *encore en train de chercher*) et qui était loin d’avoir le même gabarit que dans Jurassic Park. Dilophosaurus, ou « Lézard à deux crêtes », était par contre affublé – comme son nom l’indique – de deux crêtes distinctes sur le devant de son crâne, dont on pense généralement qu’elles pouvaient servir d’ornements destinés à la parade nuptiale.

Et sa taille n’avait en effet rien à voir avec celle du dinosaure représenté dans le film, puisqu’il mesurait environ 2 à 3 mètres de haut ! Notre Dilo fut en outre l’un des premiers grands prédateurs de son temps, au début de la période Jurassique, bien des millions d’années avant l’apparition du T-Rex. Enfin, notez également que nous ne disposons d’aucune preuve à l’heure actuelle pour affirmer que le Dilophosaure crachait du venin… Une autre de ces fantaisies inventées afin de toucher plus facilement les spectateurs.

Venons-en à cette magnifique, fascinante, rusée et infatigable créature qu’est.. le Vélociraptor ! Je ne suis pas impartial avec celui-ci, étant donné que c’est mon chouchou de la saga. Mais il convient néanmoins, là aussi, de corriger certains clichés sur cet incroyable spécimen.

 

 

Comment ne pas frissonner de plaisir en visionnant cet extrait, sérieux ? 🙂

 

En réalité, le Vélociraptor, joliment surnommé Raptor, ne faisait pas plus d’un mètre et quelques centimètres à tout casser. Ceux des différents films ont été volontairement agrandis, ressemblant de fait beaucoup plus à Deinonychus, très proche de l’homme en terme de taille et l’un des nombreux membres de sa large famille. Toujours est-il qu’ils ont préféré garder Vélociraptor, qui est plus simple à prononcer et à retenir, un pari marketing réussi pourrait-on dire alors.

Ce qui rend le « Voleur Rapide » intéressant et ce qui le place à part dans la franchise (j’allais écrire dans le cœur des fans et je me rends compte que ça marche aussi), hors mis son habitude de chasser en meute, c’est sa grande intelligence. Nettement exagérée, il est clair que jamais notre Raptor n’aurait pu ouvrir une porte ou creuser le sol de façon à accéder à un lieu clos. Car on estime aujourd’hui que son QI devait être l’équivalent de celui de nos oiseaux contemporains, ses lointains parents. Car en effet, les Dromaeosauridae (dits Bird-Like en anglais) tiennent plus des oiseaux que des reptiles… Ce qui nous amène donc à la plus grosse erreur qui nous soit montrée dans tous les films, et qu’ils ont décidé de répéter en plus de cela : l’absence de plumes !

Les Raptors sont toujours représentés avec des écailles alors qu’ils devraient normalement posséder un plumage plus ou moins prononcé ; les fossiles ne mentent pas, on en a retrouvé plusieurs traces et il est devenu courant aujourd’hui d’imaginer/modéliser/dessiner des dinosaures à plumes. Vérifiez par vous-mêmes, vous tomberez sans doute sur de superbes illustrations. Bref ! Pas de félicitations les gars, nous faisons face à un cruel manque de réalisme ici. Et bien qu’il nous faille avouer que le côté reptilien de l’animal lui confère une classe folle ainsi qu’une démarche effrayante, les preuves scientifiques sont formelles.

Afin de clore ce Propos comme il se doit, regardons de plus près les Jurassic World réalisés jusqu’à présent. Passons sous silence le dressage WTF des Vélociraptors, élément ridicule pour ma part, ajouté au décor comme un cheveu dans la soupe afin de s’attirer la sympathie, voire l’affection, des plus jeunes (soyons honnêtes, ça fait plus penser à un Disney qu’à autre chose…) et qui n’apporte rien de concret. J’ai d’ailleurs ri puis cru à une plaisanterie… Mais non, c’était un choix voulu de la production. Soit.

Passons également les scénarios/scenari/commevousvoulez, un peu brouillons, ennuyeux par moments, somme toute assez linéaires, et intéressons-nous plutôt au message qui nous est délivré. Machines à fric évidentes du cinéma blockbuster, les deux films ont cependant le mérite de nous proposer une vue d’ensemble de l’humanité conforme à ce qui se fait de pire dans notre société de consommation. Une vision sombre et pessimiste – mais qui correspond bien à la réalité – de l’avidité sans fin de l’homme et sa folie des grandeurs, qui risque tôt ou tard de le conduire à sa propre perte.

 

 

Ce passage ultra-symbolique résume à lui seul le contexte auquel sont confrontés les personnages tout au long de leurs désastreuses aventures. Un équilibre plus que fragile, dans le genre château de cartes, qui ne demande qu’à s’effondrer à la moindre secousse.

Si la première trilogie pose les bases d’un avenir obscur et nous dépeint déjà remarquablement les mauvaises actions d’hommes à la fois cupides et bercés d’illusions, les films qui font office de suites accablent un peu plus les conditions d’un monde au bord de la catastrophe et enfoncent ainsi définitivement le clou sur l’incapacité humaine à apprendre de ses erreurs…  « L’Histoire n’est qu’un éternel recommencement » affirmait Thucydide, politicien aguerri, historien, stratège athénien, et permettez-moi de rajouter visionnaire, à qui l’on doit notamment l’ouvrage « La Guerre du Péloponnèse ».

Car c’est à croire que l’incident du parc, à l’origine de tous les événements dramatiques qui surviennent ensuite, par effet domino, n’ont pas suffi. Non. L’homme, dans sa confiance aveugle en lui-même et en ce qu’il se sait susceptible d’accomplir, poussé à aller/voir toujours plus loin par son ego insatisfait et soumis à l’appât du gain, pense maîtriser un domaine qui lui échappe totalement. La preuve qu’il ne retient pas les leçons : quinze ans à peine plus tard, le voilà qu’il a reconstruit le parc et que ce dernier – une fois de plus et c’était prévisible, pas vraiment opérationnel – accueille désormais des visiteurs incrédules.

Le voilà même qu’il s’est mis à créer des hybrides, sortis de nulle part (je ne suis pas très chaud à cette idée mais elle justifie ma foi fort bien la connerie humaine), et tout ça pour quoi ? Le divertissement des uns et le profit des autres. Ce qui nous est d’ailleurs parfaitement démontré dans le second opus, Fallen Kingdom. L’intention de transformer les dinosaures en superarmes avec pour unique objectif de les utiliser dans une quête de pouvoir, l’alimentation inédite d’un marché noir déjà très malsain, les dérives insoupçonnées du clonage d’ADN et de la manipulation génétique… Voici les conséquences incalculables auxquelles vont dorénavant devoir faire face l’être humain. Et si les problèmes à résoudre sont nombreux, les questions qui se posent le sont tout autant. Qui a dit théorie du chaos ??

 

 

Cette scène est un petit bijou, vous ne trouvez pas ?

Dans la troisième film, lorsque Grant, désabusé, répond à la famille Kirby, celui-ci nous gratifie d’une phrase terrible mais vraie : « C’est comme ça qu’on se prend pour Dieu. » Malcolm, dans le premier long-métrage, et toujours avec son style particulier (difficile de choisir une réplique tellement elles sont excellentes), nous interpelle en même temps qu’un John nageant en plein délire : « Quand les Pirates des Caraïbes se détraquaient, ils ne dévoraient pas les touristes ! » Les deux hommes ont raison bien sûr ; à jouer avec le feu, on finit inévitablement par se brûler…

Au final, l’analogie avec les espèces actuelles menacées d’extinction est la bienvenue et on ne peut alors qu’applaudir le message de poids que tente, à mon humble avis, de transmettre – avec maladresse certes, mais le geste y est – la saga Jurassic Park/World. Parce que chacun a le droit de l’apprécier ou non, une vérité demeure cependant : personne ne peut nier que la franchise dans son ensemble a su marquer les esprits et faire rêver toute une génération ! C’est cela aussi les dinosaures. Plus on en apprend sur eux et leur mode de vie, plus ils nous fascinent.

 

Et n’oubliez pas… « Life always finds a way » 😉

La vie trouve toujours un chemin.

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