Réflexion : A mort les comparaisons !

A mort les comparaisons !

 

 

Le premier jour, un jeune homme, arrogant et provenant d’une famille aisée, découvre son cadeau d’anniversaire : une Ferrari d’un rouge éclatant pour fêter ses 18 ans. Tandis que ce même jour, une fillette timide et sans histoire se fait violer en silence, dans les vestiaires féminins par son professeur de sport, en qui elle avait bien sûr une confiance innocente.

 

Le deuxième jour, un homme sans souci particulier, qui était apprécié et se considérait jusque-là comme plutôt chanceux en général, se retrouve soudain à la rue et va probablement passer le restant de sa vie en tant que sans abri. Tandis que ce même jour, un autre homme, qui lui ne manque absolument de rien, gagne plusieurs millions d’euros à la loterie, alors qu’il vient d’acheter un ticket pour la première fois.

 

Le troisième jour, un petit vieux, énergique et courageux, est victime d’une crise cardiaque alors qu’il vient à peine d’entrer dans sa retraite, qu’il a attendue pendant très longtemps. Tandis que ce même jour, de jeunes parents atteignent le comble du bonheur en chérissant la venue au monde de leur enfant, heureux de leur point de vue d’avoir pu donner la vie. Un don au yeux de certains, un fardeau pour d’autres.

 

Le quatrième jour, un homme célèbre et adulé par beaucoup trouve la mort dans le crash de son appareil, alors en plein vol au-dessus de la ville qui l’a aimée comme son propre fils. Tandis que ce même jour, un jeune garçon, parfaitement inconnu et à des kilomètres de là, perd la vie de manière toute aussi brutale dans l’explosion d’une bombe, au sein de son pays natal qui est rythmé par la guerre et dont la peur s’est emparée de la population.

 

Le cinquième jour, des centaines – voire des milliers – de koalas brûlent dans de gigantesques feux de forêts, sans qu’aucune mesure concrète n’ait été prise face à l’extinction de l’animal, plus que jamais d’actualité. Tandis que ce même jour, des héros anonymes, que l’on oublie trop souvent, sauvent quotidiennement toutes les espèces qu’il est possible, à leur échelle réduite, de sauver et prient pour un avenir meilleur.

 

Le sixième jour, un chauffard, qui n’aurait pas dû reprendre le volant ce soir-là, renverse un groupe d’adolescents sur le bord de la route. L’un est tué sur le coup, l’autre se réveillera finalement paraplégique. Tandis qu’au même moment, le conducteur ivre et inconscient du danger s’en sort sans aucune égratignure, si ce n’est toutefois – et ce n’est pas rien – un lourd poids sur la conscience.

 

Enfin, le septième jour, ça ne se calme pas pour autant. Dans ce seul intervalle de temps, un tsunami touche les côtes des pays en voie de développement (pour ne pas dire pauvres) sud-asiatiques, causant alors un nombre incalculable de morts. Tandis que de l’autre côté de la planète, une entreprise multinationale se gave d’argent en exploitant la misère de celles et ceux qui n’ont rien d’autre que le peu d’espoir de s’en sortir.

 

Le huitième, neuvième jour, etc, c’est reparti pour un tour. Je vous laisse le soin de prolonger la liste si vous le souhaitez. Car tout cela ne représente en fin de compte qu’une semaine… Imaginez si l’on ramenait les événements sur une année entière !

 

Mais c’est ça, la vie : une succession d’événements, parfois même à la seconde près, qu’ils soient bons ou mauvais, cruels ou plaisants… Au final, qu’on les considère ainsi ou autrement, elle s’en cogne carrément, la vie. Ce qui change la donne, c’est notre capacité à faire face. La suite, bah… elle dépend de comment on les appréhende, ces fameux événements.

 

Cette réflexion nous conduit donc au sujet sensible – qui a tendance à m’agacer – dont il est question dans le texte. Parce qu’en lisant/survolant certains « débats » mouvementés (j’irais jusqu’à dire malsains pour ma part) sur les réseaux sociaux, véritables fléaux modernes, j’ai malheureusement pu faire un constat assez effrayant… D’ailleurs, vous en avez peut-être vous-mêmes déjà vérifié la teneur, ce qui ne m’étonnerait pas le moins du monde.

 

Les gens passent le plus clair de leur temps à faire des comparaisons, sur tout et n’importe quoi, allant même jusqu’à comparer l’incomparable. Exemple : la mort d’un tel est moins grave que celle d’un autre ou, au contraire, celle-là est plus importante que celle-ci… Les exemples en sport sont légion également. « Lui, il est beaucoup plus fort que lui » Combien de fois a-t-on déjà assisté à ce genre de débat sans fin et souvent faussé ?

 

Même dans la vie de tous les jours, on peut remarquer à quel point les êtres humains aiment comparer les choses. Ils y prennent parfois un grand plaisir et j’aimerais pouvoir dire que je ne suis pas concerné par ce cercle vicieux, ce qui ne serait évidemment pas vrai. Qui est le meilleur, qui est le pire, lequel est le plus performant, laquelle est la plus jolie, etc, etc. Mais pourquoi, en fait ? Pourquoi ce besoin de chercher à tout comparer comme ça, partout, tout le temps ?

 

Alors que tout est tellement subjectif et personnel ! Et j’insiste sur le mot TOUT. Car je suis à peu près sûr que nous n’avons pas vécu les mêmes expériences, que nous n’avons pas forcément la même définition de certaines notions ou encore la même vision des choses, que nous n’avons pas non plus les mêmes goûts (en matière de ce que vous voulez)… Car rien n’est absolu ici bas.

 

Là où vous voyez des classements, qu’ils soient possiblement authentiques ou simplement amusants, là où vous voyez sans doute des clashes divertissants (qui a dit abrutissants ?) ou bien peut-être des vérités énoncées aux yeux de tous, pourquoi pas… Je n’y vois, moi, que des affrontements entre egos, stupides et futiles, la plupart du temps inintéressants. J’ai beaucoup de mal à y voir autre chose que des bras de fer sans réelle signification ni saveur, des combats à la seule et puérile finalité de « qui a la plus grosse ».

 

Il est admis, en règle générale, que le rire est le propre de l’homme. Du moins, c’est entré dans les mœurs aujourd’hui. Pourtant, il semblerait que l’esprit de contrariété et la mauvaise foi se soient faits une place de choix au sein de notre société actuelle. Et quand on prend le temps d’y réfléchir, ne serait-ce qu’un court instant, ne finirait-on pas par s’apercevoir de la bassesse dont l’homme est capable et – pire encore ! – s’enorgueillit chaque jour qui passe ? Ne finirait-on pas par reconnaître un sévère manque de recul lorsqu’il s’agit d’interpréter faits et circonstances, de comprendre chaque situation ? C’est bien connu, l’homme adore se compliquer la vie.

 

Mon conseil, et ça vient d’un mec qui se pose beaucoup, beaucoup trop de questions : YOLO. On ne vit qu’une fois. Alors, surtout, ne vous prenez pas la tête pour des conneries ou pour des trucs qui n’en valent pas la peine et allez toujours à l’essentiel. On ne vit qu’une fois, bordel. Alors, même si on est parfois très tenté, ne regardez pas les autres avec envie, ne perdez pas votre temps à vous noyer dans la haine ou la jalousie. Vous n’en ressortirez pas gagnants et, je peux vous l’assurer, vous ne serez jamais heureux. Profitez à fond de l’instant présent car, dans la vie, c’est la seule chose sur laquelle nous ayons un minimum d’emprise.

 

C’est pourquoi je le clame haut et fort : à mort les comparaisons !

 

 


 

 

Au risque de paraître ridicule (et puis au pire, je m’en tape) : Paix et Amour sur vous.

Puissiez-vous atteindre vos objectifs 😉

 

 

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