Perles de Sagesse : Oscar Wilde

Salutations, Rêveurs de tous bords !

 

Connaissez-vous Oscar Wilde ? Au moins de nom, j’imagine. Peut-être avez-vous déjà vu son visage. Possible, oui. Si vous n’avez aucune idée de qui est ce monsieur, alors on va en apprendre plus tous ensemble car, pour ma part, je ne le connaissais que de nom ; et aussi grâce à ses nombreuses citations que l’on peut trouver un peu partout sur le net.

Il faut que vous sachiez, avant de commencer cet épisode des Perles de Sagesse que j’ai, dans ma grande bêtise, au départ, confondu Oscar Wilde avec Orson Welles… qui ne sont bien évidemment pas les mêmes personnes (sans blaaaague).

*sourire innocent*

Mouarf ! Que voulez-vous ? Ils ont chacun O et W dans leur nom, ça porte à confusion un truc pareil ! Bref, j’arrête de m’éparpiller et je me lance. Allez.

 


 

Oscar Wilde

 

Né en 1854, dans une Irlande à l’époque ravagée par la famine, Oscar Wilde répond d’abord au nom doux.. délicat.. disons plutôt long, de Oscar Fingal O’Flahertie Wills Wilde (si vous n’avez jamais eu l’occasion de lire de l’irlandais et que vous souhaitez vous y mettre, je vous souhaite bien du courage).

 

Malgré cette époque de turbulences et malgré que la faim se fasse sentir dans les campagnes, le petit Oscar est couvé par ses parents et il passe une enfance heureuse dans sa maison de Dublin, où il dispose de tout le confort nécessaire afin de s’épanouir. Là, durant les réceptions que papa et maman se plaisaient à organiser, il fleurit dès le plus jeune âge et se fit déjà remarquer : il faut dire que le garçon ne manque pas d’esprit, au contraire !

 

Et le petit Oscar, il adore ça, se faire remarquer. Surtout aux yeux de sa mère, que l’on imagine sa plus fervente admiratrice et son « seul public » d’après lui. Ayant toujours été forts proches l’un de l’autre, sa mort en 1896 constitue une véritable tragédie et marque un tournant dans sa vie. Avant cela, entre 1871 et 1874, autrement dit lorsqu’il n’était qu’un étudiant auquel le monde commençait à se révéler un peu plus, Oscar aura connu une scolarité exemplaire au Trinity College de Dublin (toujours dans son Irlande natale, ça n’a pas bougé de ce côté-là).

 

Plus tard, ou peut-être durant cette période de jeune homme grandissant, il se découvre des penchants homosexuels. Ce qui, sous l’ère Victorienne, tandis que l’Empire britannique atteint son apogée, est un problème non négligeable ; c’est même un problème de taille, la société d’alors n’étant pas prête à accepter d’autres orientations que celle entre Adam et Eve – et l’est-elle réellement aujourd’hui ? La question mérite d’être posée, même si ce n’est pas ce qui nous intéresse ici.

 

Pour échapper aux rumeurs et autres désagréments, Oscar a donc l’intelligence, en 1884, de se marier avec Constance : de cette union vont naître deux enfants, ainsi qu’un attachement sincère entre mari et femme. Avec sa petite famille, il peut ainsi recréer l’ambiance qu’il aimait beaucoup lorsqu’il était enfant, en donnant ses propres réceptions chez lui, à Londres (et nous ne sommes plus en Irlande cette fois).

 

En l’an 1887, il est désormais le rédacteur en chef du magazine Lady’s World, qu’il choisit de renommer Woman’s World : il s’agit d’un magazine axé à l’origine sur la mode et les tendances pour tout ce qui concerne les femmes de l’époque. Oscar se montre impressionnant de par sa qualité d’écriture et ajoute rapidement sa touche personnelle à la revue ; il y apporte littérature, études sociales, art et voyages. Mais ce travail finit par le lasser et le journal ne se remet pas de son départ.

 

Entre temps, Oscar Wilde est devenu l’un des hommes les plus en vues de la haute-société londonienne. Le destin semble alors jouer en sa faveur. En 1890, il publie ce qui constituera son unique roman, intitulé « Le Portrait de Dorian Gray » : il ne le sait pas encore, mais c’est pour l’écrivain le début des ennuis. En effet, c’est à ce moment-là qu’il rencontre un admirateur intéressé en la personne d’Alfred Douglas.

 

Leur relation parvient jusqu’aux oreilles du père du jeune homme, membre de l’aristocratie, et provoque chez lui une vive haine, qu’il peinera à contenir en insultant Oscar publiquement. Ce dernier décide de poursuivre en justice celui qui porte le titre de Marquis de Queensberry, mais tout ne va pas se passer comme il l’espérait. Ainsi, en 1895, bien qu’il connaît un véritable succès avec sa pièce de théâtre « L’Importance d’être Constant », le scandale de son affaire lui fait perdre le procès. Et accessoirement, sa fortune.

 

Pire encore : le génial auteur se voit condamné à deux ans de prison. Non seulement il doit effectuer des travaux forcés, mais il ne peut de surcroît parler que lorsqu’un gardien le lui autorise. Finalement, Oscar est libéré en 1897, en tant qu’homme brisé par ses deux années de calvaire. Il est désormais rejeté par tout le monde et vit en paria. C’est à Paris qu’il meurt trois ans plus tard, à 46 ans, dans la misère, loin de ses standards habituels.

 

Aujourd’hui, Oscar Wilde est surtout connu pour son personnage de dandy et d’artiste original, qu’il s’est construit lorsqu’il étudiait à la prestigieuse université d’Oxford. La photographie qui l’illustre dans cet article (cf plus haut) est sans doute celle où il est le mieux représenté. Si j’apprécie personnellement le bonhomme, c’est pour ses traits d’esprit, toujours subtils, parfois très humoristiques, qu’il distille dans bon nombre de ses citations. Et c’est par ces citations en question que j’ai d’abord appris à le connaître. Voyez par vous-mêmes !

 

 

« Le meilleur moyen de se délivrer d’une tentation, c’est d’y céder. »

 

Celle-ci est mondialement connue. Bon, ce n’est pas un super conseil… Mais on ne peut pas vraiment dire qu’il ait tort.

 

« L’égoïste n’est pas celui qui vit comme il lui plaît, c’est celui qui demande aux autres de vivre comme il lui plaît ; l’altruiste est celui qui laisse les autres vivre leur vie, sans intervenir. »

 

« Les folies sont les seules choses qu’on ne regrette jamais. »

 

« Vivre est la chose la plus rare. La plupart des gens se contente d’exister. »

 

Celle-là, je suis quasiment sûr de l’avoir déjà utilisée en image ! Il révèle ici une profonde vérité sur notre société actuelle.

 

« La vraie valeur d’un homme réside, non dans ce qu’il a, mais dans ce qu’il est. »

 

« La beauté est dans les yeux de celui qui regarde. »

 

Très connue également, il rappelle à tous à quel point un concept comme la beauté est subjectif.

 

« La logique est le dernier refuge des gens sans imagination. »

 

« L’expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs. »

 

« La vérité pure et simple est rarement pure et jamais simple. »

 

« Le but de la vie est le développement personnel. Parvenir à une parfaite réalisation de sa nature, c’est pour cela que nous sommes tous ici. »

 

Que l’on soit d’accord ou pas, c’est une belle façon de voir les choses, je trouve.

 

« Le mariage est la cause principale de divorce. »

 

« La fatalité veut que l’on prenne toujours les bonnes résolutions trop tard. »

 

« La vraie vie est si souvent celle qu’on ne vit pas. »

 

Malheureusement… Cela ne tient qu’à nous !

 

« Il y a deux tragédies dans la vie : l’une est de ne pas satisfaire son désir, l’autre de le satisfaire. »

 

Voilà une excellente remarque sur la propension de l’homme à ne pas trouver de satisfaction, quoiqu’il puisse lui arriver, et à se compliquer la vie.

 

« Si Adam avait été homosexuel, personne ne serait là pour le dire. »

 

« Un rêveur est celui qui ne trouve son chemin qu’au clair de lune et qui, comme punition, aperçoit l’aurore avant les autres hommes. »

 

« Les États-Unis d’Amérique forment un pays qui est passé directement de la barbarie à la décadence sans jamais avoir connu la civilisation. »

 

« La valeur d’une idée n’a rien à voir avec la conviction de celui qui l’exprime. »

 

« Il me semble parfois que Dieu, en créant l’homme, ait quelque peu surestimé ses capacités. »

 

*pouce en l’air*

 

« On a conscience avant, on prend conscience après. »

 


 

Sa dextérité à manier les mots, sa lucidité sur certains sujets ainsi que son cynisme impayable font de lui l’un des meilleurs auteurs à citer, et l’un des mes préférés notamment.

 

Merci de m’avoir lu, les amis. On se donne rendez-vous pour le 50ème (sachez que je vous réserve pour l’occasion un article pas comme les autres) !

 

Puissiez-vous atteindre vos objectifs 😉

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