Réflexion : Chance, Hasard ou Destin ?

Salut les Rêveurs !

 

Aujourd’hui, il ne sera point question de nouvelle ou d’autre récit sorti de mon imaginaire. Non ; à la place, je souhaite plutôt aborder avec vous un sujet qui, je le crois, nous turlupine tous à un moment, voire même à plusieurs reprises, dans notre vie.

Je veux parler avec vous de cette fameuse et mystérieuse Chance que l’on évoque souvent au quotidien ou au détour d’une discussion, à tort ou à raison d’ailleurs. On parle également de Hasard, à mes yeux l’un des « quasi-synonymes » lorsqu’il s’agit de mentionner Dame Fortune, ou encore de Destin, que l’on se surprend parfois à employer à n’importe quelle sauce.

 

 

Chance, Hasard ou Destin ?

 

 

Le propos que nous allons tenir ici est tellement vaste, tellement complexe, qu’il faudrait certainement plus qu’un pauvre article pour en percer les secrets, si tant est que ce soit seulement réalisable à notre humble échelle. Je tâcherai néanmoins d’être le plus appliqué possible car le thème du jour mérite bien qu’on lui consacre quelque réflexion. Vous ne pensez pas ? Moi, j’en suis intimement convaincu. Et il y a vraiment matière à discuter !

Mais d’abord, je vous sens curieux quant au fait que j’écrive soudainement là-dessus (et vous avez raison de vous montrer perplexes), alors j’aimerais vous expliquer d’où m’est venue cette idée, assez originale je l’admets. Laissez-moi donc satisfaire vos envies furieuses et légitimes d’indiscrétion –  après tout, il est dans la nature humaine de se poser un tas de questions et de vouloir comprendre le sens de chaque chose en ce monde.

En fait, c’est très simple : il y a deux raisons qui font que j’ai décidé de me pencher sur cette thématique précise. La première, sérieuse et pénible, provient d’un cas particulier, qui m’a été raconté récemment par l’une de mes connaissances, dont je tairai évidemment l’identité. Un exemple qui prouve à quel point les aléas de la vie peuvent se révéler cruels et troublants surtout.

Pour faire court, l’une des relations de ma connaissance est tombée sur la tête et se retrouve désormais sur un lit d’hôpital, plongé dans le coma, dans un état grave. En d’autres termes, cette personne se situe entre la vie et la mort, à cause d’une terrible chute qu’elle n’a pu ni prévoir ni éviter. Tout de suite, je me suis dit : « Bordel de merde ! Qu’est-ce que c’est malheureux… Un coup du sort pareil, à un si jeune âge en plus » (oui, parce qu’il faut savoir que l’individu n’a pas encore atteint la quarantaine et pourrait s’en aller beaucoup plus tôt qu’on ne pourrait normalement s’y attendre).

Réaction tout à fait logique à la suite d’une information aussi dramatique. J’en suis rapidement venu à me demander si la Chance n’était pas en partie responsable de sa situation actuelle. Qu’est-ce qui, réellement, fait que le type se soit claqué la tête la première et qu’il se retrouve maintenant dans de telles conditions ? A-t-il « juste » été victime d’un malencontreux accident et ça s’arrête là, ou quelque chose d’autre peut-il nous aiguiller sur une voie différente ?

Des questions qu’il convient de se poser, certes, mais qui n’obtiendront cependant jamais de réponses satisfaisantes. Car ce n’est pas acceptable pour ses proches et ceux qui comptent pour lui ; cela pour la simple et bonne raison qu’il nous faut désigner un coupable à nos désagréments, un responsable à nos peines et souffrances. C’est un comportement instinctif, qui nous apaise et nous soulage tant bien que mal dans les diverses épreuves que nous sommes susceptibles de traverser, et il est donc possible que nous réagissions de manière inconsciente.

Mais alors… Si c’est ainsi que cela doit se passer et pas autrement, je me le demande, et je VOUS le demande par la même occasion : peut-on parler de destinée ? Certains événements sont-ils inéluctables ? N’y a-t-il rien que l’on puisse faire afin d’empêcher les soucis de nous tomber dessus ? Je sais, je vous embête avec mes questions obscures à un million d’euros, mais hé.. vous avez signé pour ça en commençant la lecture ! *rire diabolique*

Je ne suis pas un grand fan de ce mot, le destin. De nos jours, on le voit et on l’entend à peu près partout. Et il est utilisé dans un nombre considérable d’œuvres en tout genre, que ce soit dans des navets ou de gros blockbusters au cinéma, dans des émissions ennuyeuses ou abrutissantes – très souvent les deux à la fois ceci dit – à la télévision ou encore, dans différentes histoires qui ont fait les beaux jours de la littérature.

Des histoires dans lesquelles nous sommes des témoins privilégiés : on assiste à la quête du ou des protagoniste(s), on suit les (més)aventures d’un héros ou d’un anti-héros (types de personnages que nous verrons sans doute ensemble un jour), qui tend vers quelque chose de plus grand que lui, qui le dépasse complètement. Oui, il s’agit du destin, ce truc qui s’accomplit en règle générale lorsqu’il y a réalisation d’un objectif explicite, d’un rêve, d’une mission, d’un profond désir, etc.

On peut choisir d’y croire ou non. Toujours est-il que le destin est une notion – à priori – plus facile à appréhender, parce qu’elle nous est devenue familière, mais aussi et surtout plus distincte, parce que c’est quelque chose que l’on parvient toujours mieux à se représenter. On s’aperçoit bien souvent que l’on ne peut échapper à sa destinée, que « tout est écrit à l’avance » selon la fameuse expression et ce, peu importe la façon dont se termine l’histoire.

Les fatalistes comme les religieux, par exemple, sont persuadés d’être prisonniers de leur destin, quel qu’il soit. Certains grands hommes, et parfois même certaines grandes civilisations, étaient convaincu(e)s d’être prédestiné(e)s à accomplir de grandes choses. Vous voyez l’idée, quoi. Anakin Skywalker aurait-il pu sauver la galaxie sans succomber au côté obscur et devenir le bad guy le plus célèbre de la fiction, et le meilleur pour beaucoup (je pars du principe qu’on n’a pas tous vu ou entendu parler de Star Wars et je préfère donc ne pas spoiler… Shame On You) ? Le combat de Martin Luther King aurait-il autant d’impact, encore aujourd’hui, si on ne l’avait pas assassiné en ce jour du 4 avril 1968 à Memphis ? Des questions auxquelles on ne saurait véritablement répondre sans risquer de tomber dans le piège toujours attrayant de la subjectivité. Et ce n’est pas non plus notre rôle que de spéculer là-dessus.

A titre personnel, je ne veux pas croire que notre vie, dans sa totalité, serait linéaire et qu’il nous serait parfaitement impossible de dévier de trajectoire. Vous pouvez accepter, vous, le sentiment d’être réduit à un simple bout de chair et d’os, incapable de décider quoi faire de sa propre existence, de changer sa réalité ni de pouvoir s’accomplir comme il le souhaiterait ? Moi pas. Et en tant qu’ancien défaitiste qui pensait que c’était ainsi que cela devait se passer et pas différemment, je peux vous dire que c’est très dur d’envisager le monde de cette perspective. C’est un cercle vicieux dont on a du mal à sortir une fois englué à l’intérieur.

Pour en revenir à la Chance, cette petite coquine, elle s’avère être à elle seule un concept beaucoup plus large. Elle révèle un caractère trompeur, volage et insaisissable. Les anciens s’y référaient avec prudence et respect, comme à une déesse capricieuse dont il serait extrêmement judicieux de s’attirer les faveurs : ainsi était mentionnée la fortune, et il n’était pas rare qu’elle serve d’explication toute trouvée à une situation logique et rationnelle. Car, qu’elle soit bonne ou mauvaise, en ce temps-là, cela tendait plutôt du miracle ou d’une intervention divine au regard du peuple qu’une récompense bien méritée suite à la conjugaison de nos efforts. Les facteurs étaient obligatoirement extérieurs et nous n’avions aucune influence dans ce domaine.

C’est peut-être la vérité, qui sait… On dit toujours qu’il faut compter sur un minimum de chance au jeu ou dans une compétition sportive. Ce à quoi j’aime à répondre qu’en effet, il doit bel et bien exister un facteur chance, sans doute pas déterminant mais en tout cas manifeste, et que tous les grands champions ont pu en bénéficier à un moment ou à un autre. Comme il est fort probable que nous en ayons nous-mêmes tiré avantage lors de certaines occasions au cours de notre vie.

Repensez donc à ce jour où vous vous apprêtiez à traverser la route sans avoir vu la voiture qui roulait à vive allure et que votre ami(e) vous a interpellé avant qu’un malheureux accident ne survienne, souvenez-vous de la fois où votre binôme était déclaré absent, cloué au lit à cause de la grippe, et que cette fille canon que vous observiez DISCRÈTEMENT – n’est-ce pas ? – du coin de l’œil (ou alors ce beau gosse au sourire meurtrier) a pris sa place. Des exemples tels que ceux-ci, il en existe à la pelle ! Une minorité y voient un coup de pouce évident du destin, mais il s’agit surtout en réalité d’une illustration de la Chance.

D’ailleurs, quitte à me répéter, j’ai tendance à croire que nous sommes les uniques maîtres de notre destin, que l’homme possède cette formidable capacité de sans cesse s’améliorer et se perfectionner. Pourquoi, sinon, serions-nous aptes à penser, à rêver et à concevoir ?

 

« Le destin mêle les cartes et nous jouons. »  –  Arthur Schopenhauer

 

Ne rejetez pas la faute sur le voisin, ne blâmez pas le « fruit du hasard », car il n’y a pas de coïncidences. A ce propos, Hippocrate (et pas hypocrite haha..) disait : « Le hasard, quand on vient à l’examiner, est reconnu ne pas exister ; tout n’est qu’enchaînement de causes et de conséquences. » Paul Eluard, quant à lui, affirmait la chose suivante : « Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous. » Et vous savez quoi ? Et bien, il arrive que l’on manque nos rendez-vous ! Mais ce n’est que partie remise alors nul besoin de s’apitoyer sur son sort.

La Chance, il paraît que ça se travaille. Si si ! C’est une grosse flemmarde donc il faut constamment l’encourager. Car elle ne fera jamais tout le boulot à votre place, ça c’est sûr. Et puis, dans les moments de doute, songez au fait qu’il s’agit également, dans l’absolu, d’une histoire de chiffres et de probabilités. J’ai peine à l’admettre tant j’ai horreur des mathématiques et de ce qui s’en approche le plus, mais il semblerait pourtant que ce soit le cas.

Encore récemment, alors que je savourais une délicieuse part de ma galette à la frangipane et que je repérais aucune trace de la fève, j’en venais – comme à chaque fois en cette période de l’année – à me demander : « Comment est-ce possible d’avoir autant la poisse ?! » Car il faut que vous sachiez que sur quatre parts prédécoupées, je n’ai obtenu la fève qu’à la fin, en dégustant le dernier morceau. Et cela, tenez-vous bien, alors que j’étais le seul à en manger… Cocasse non ? Ça vous indique clairement mon niveau d’expérience 🙂

C’était au fait la seconde raison de mon interrogation à ce sujet, la première étant un peu plus haut dans l’article maintenant (je suis parti loin et j’en ai presque oublié mon incroyable anecdote avec la traditionnelle galette des rois). Du coup, j’essaierai de m’en rappeler lorsque je jouerai aux cartes contre mon cousin au cul bordé de nouilles, afin d’éviter de m’énerver pour rien, ou que j’achèterai un billet du loto, que j’espérerai gagnant mais qui se transformera en boulette de papier et qui terminera à la poubelle.

Si vous n’excellez pas dans votre domaine, bossez jusqu’à ce qu’il ne soit plus du tout une question de Chance. N’oubliez pas que les efforts finissent toujours par payer. Ce n’est pas Mike qui vous dira le contraire :

 

« J’ai toujours cru que si tu mets tout en œuvre pour réussir, les résultats viendront. »  –  Michael Jordan

 

Empoignez fermement le gouvernail de votre navire parce qu’au final, il n’y a que vous qui puissiez choisir votre destination.

 


 

Merci d’avoir lu la réflexion d’un esprit torturé comme le mien ! Là-dessus, je vous donne rendez-vous (car il n’y a pas de hasard *clin d’œil très exagéré*) pour la publication du prochain article.

PS : Ah oui ! La personne qui est mal retombée, dont je vous parle dans le texte, s’est réveillée et elle commence à se porter un peu mieux. Profitons-en pour lui souhaiter un bon rétablissement.

 

Puissiez-vous atteindre vos objectifs et développer votre propre chance 😉

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