Perles de sagesse : Socrate

Bonjour les Rêveurs !

 

Après les Perles de sagesse de Confucius, Albert Einstein, Marc-Aurèle et Mark Twain, voici le cinquième épisode : celui-ci est consacré au philosophe Socrate, figure illustre mais nimbée de mystère de la Grèce Antique, dont on ne sait finalement que peu de choses.

Si vous ne connaissez pas encore très bien le personnage, c’est l’occasion d’en apprendre plus et de se replonger dans cette période à part entière de l’Histoire ! Suivez le guide !

 


 

Socrate

 

Socrate, ou Sokratès en grec ancien, a ceci de particulier qu’il n’a laissé de ses idées aucune trace écrite. En effet, ce que l’on connaît surtout de Socrate, c’est à son plus fameux disciple, Platon, qu’on le doit (celui-ci fait souvent mention de son maître dans ses dialogues rapportés et lui fait même prendre la parole).  C’est la raison pour laquelle, en général, il est si difficile de brosser un portrait qui soit vraiment authentique et donc conforme à la réalité.

S’il n’a pas pris le temps de rédiger ses pensées, c’est aussi parce qu’il était convaincu d’une chose : selon lui, la connaissance ne pouvait réellement se transmettre qu’à travers l’humain. C’est pourquoi il enseignait ce qu’il savait n’importe où, à n’importe qui voulait bien l’écouter et apprendre, dans la rue comme dans les échoppes. Socrate tenait à ce contact humain, et c’est peut-être ce qui faisait la différence chez ses adeptes.

Mais que savait-il au juste ? D’après ses propres paroles : « Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien. » Cette citation est devenue tellement célèbre – et tellement empreinte de vérité – que nous l’avons forcément tous entendue ou lue un jour. Car le philosophe était redoutable lorsqu’il s’agissait de pratiquer l’ironie et de manier les mots. Mots qu’ils maniaient d’ailleurs vêtu au plus simple, car on dit que Socrate allait et venait à pieds nus, sans quelque artifice que ce soit.

Ce que vous ne saviez sans doute pas à son sujet, c’est qu’avant d’évoluer progressivement vers le mythe, si cher à nos amis hellénistes, l’homme fut soldat ; et un courageux, selon les dires de ses contemporains. Il a été hoplite durant la guerre du Péloponnèse, qui a opposé la ligue de Délos (menée par Athènes) à la ligue du Péloponnèse (menée par Sparte). Sa bravoure est dite telle qu’il aurait sauvé la vie du général Alcibiade sur le champs de bataille.

Mais cela ne s’arrête pas là. Socrate, non seulement reconnu comme un orateur de talent mais aussi comme une personnalité incontournable de la vie politique athénienne, se battait également sur le terrain risqué des affaires d’État. Sans peur, il usa de son éloquence pour s’élever contre les Sophistes ou encore contre le régime controversé des Trente Tyrans, se faisant ainsi de nombreux ennemis en son peuple. Ses franches critiques n’épargnèrent pas non plus Thémistocle et Périclès, deux stratèges de renom dans la Cité, et même bien au-delà.

Finalement, sa vaillance sans commune mesure eut raison de lui. Il fut accusé par des adversaires aux raisons obscures de corrompre la jeunesse et de mépriser les dieux. On lui intenta un procès, au cours duquel il refusa de se défendre, préférant le choix de la vertu à celui de la vie. Reconnu coupable en dépit de son innocence, Socrate fut alors condamné à boire la cigüe, un poison mortel extrait d’une plante toxique. Pas du tout inquiété par la mort, car intimement convaincu de l’immortalité de l’âme, et ne souhaitant pas désobéir aux lois, il démontra sa ferme résolution jusqu’au bout, respectant la précieuse conduite qu’il tentait de son vivant d’inculquer à ses disciples.

La postérité se chargea ensuite du reste : elle finit d’en faire l’un des plus grands penseurs de son temps, une inspiration que l’on retrouve clairement chez de nombreux auteurs/philosophes après lui, une figure légendaire, tantôt admirée, tantôt décriée, qui aura sans nul doute possible marqué l’histoire de sa discipline.

L’homme né sous le nom de Socrate, vers – 470 / – 469 (avant J.-C. bien sûr), et mort en – 399, est aujourd’hui connu, entre autres, pour s’être penché de plus près sur les domaines de l’Amour et de l’Éthique. Comble de l’ironie, il était également considéré comme un grand connaisseur, tandis qu’il plaidait souvent son ignorance. Peut-être a-t-il souri à cette idée : le plus savant des ignorants.

Je vous laisse à présent savourer ces morceaux de sagesse. Car Socrate, dans toute sa piété, disait ceci : « Un trésor de belles maximes est préférable à un amas de richesse. »

A méditer !

 

Le bonheur, c’est le plaisir sans remords.

 

Je ne suis ni Athénien, ni Grec, mais un citoyen du monde.

 

Connais toi toi-même.

 

Les gens qu’on interroge, pourvu qu’on les interroge bien, trouvent d’eux-mêmes les bonnes réponses.

 

Une vie sans examen ne vaut pas la peine d’être vécue.

 

La sagesse commence dans l’émerveillement.

 

Vous pouvez cacher aux autres une action répréhensible, mais jamais à vous-mêmes.

 

Ce qui fait l’homme, c’est sa grande faculté d’adaptation.

 

Mieux vaut encore subir l’injure que la commettre.

 

Beaucoup pensent à vivre longtemps, peu à bien vivre.

 

L’esprit est la source de tout pouvoir ; vous devenez ce que vous pensez.

 

Je ne peux apporter de connaissance à un homme, mais je peux le faire réfléchir.

 

Le fanatisme est un monstre mille fois plus dangereux que l’athéisme philosophique.

 

Ce que tu veux me dire, est-ce vrai ? Est-ce bien ? Est-ce utile ? Sinon, je ne veux pas l’entendre.

 

N’oublie jamais que tout est éphémère, alors tu ne seras jamais trop heureux dans le bonheur, ni trop triste dans le chagrin.

 

Être un homme de bien et ne pas chercher à le paraître, c’est le chemin de la gloire.

 

La mort n’est qu’un épouvantail.

 

Évitez de vous mêler des affaires publiques.

 


 

J’aime bien cette dernière citation car on sait, après ça, qu’il parlait en connaissance de cause. Haha ! Sacré Socrate.

 

Voilà, c’est tout pour moi, merci de m’avoir lu. Toujours un plaisir de revisiter l’Histoire, celle avec un grand H, à vos côtés. En espérant que le plaisir soit partagé.

 

Il va falloir patienter jusqu’à l’année prochaine, maintenant. Mais avant de souhaiter de joyeuses fêtes, sachez que je vous réserve des textes d’un très bon cru. Vous m’en direz des nouvelles. D’ici là, prenez soin de vous et, surtout, veillez à ne pas trop abuser en nourriture comme en boisson ! *affiche un large sourire*

 

Puissiez-vous atteindre vos objectifs 😉

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