Nouvelle : Celui qui m’observait (2)

Bien le bonjour les Rêveurs !

 

Êtes-vous prêts pour la seconde partie de la nouvelle ? Vous allez bientôt connaître la conclusion de cette histoire, celle du jeune garçon qui ne pouvait pas s’empêcher d’observer tous les jours sa belle voisine !

Je ne l’ai pas précisé la dernière fois (je n’en voyais pas forcément l’intérêt en fait) mais le ton du texte est bien sûr à prendre avec humour. Je préfère prévenir, on ne sait jamais. J’y utilise parfois le second degré pour décrire certaines situations, il n’y a rien de « sale » ou je ne sais quoi de cet ordre-là. Évitons les malentendus 🙂

Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture à tous !


 

Celui qui m’observait (2)

 

Bon… Où est-ce que j’en étais moi déjà ? Ah oui, ça y est ! Je vous parlais d’une journée typique de ma très charmante voisine ! Permettez que je reprenne.

Une fois levée donc, elle s’étire de tout son long et se dirige directement vers son miroir en forme de soleil afin de scruter l’état de son joli minois à peine sorti de sa torpeur. Elle ne le sait pas, c’est une évidence, mais je la trouve toujours aussi sexy au réveil. Bon sang (pour ne pas dire autre chose)… Ses cheveux emmêlés, l’air fatigué que l’on peut lire sur son visage, sa démarche traînarde. Quel merveilleux ensemble ! Cela lui donne un petit côté sauvage que j’aime beaucoup.

Ensuite, elle se presse d’enfiler un pantalon de pyjama, qu’elle récupère en boule au fond du tiroir le plus bas de sa commode. Rien que le fait de la voir accroupie, en train de fouiller dans ses affaires, ça me.. mais ça me.. Vous croyez que c’est grave ? C’est la première fois que je suis atteint à ce point-là, je vous jure. Alors c’est sûrement ça qu’on appelle une obsession amoureuse ? Je suis pas dans la merde, tiens !

Passons. Après m’avoir caché ses jambes de déesse, elle se saisit de son téléphone portable, qui ressemble à s’y méprendre à une tablette tellement il est large, et descend l’escalier de sa maison à étage. Une réplique de la mienne : plutôt normal puisque l’on vit dans une cité sans histoires, où chaque parcelle de terre est délimitée au mètre près et où chaque habitation est une copie quasiment conforme de l’autre. Les nouvelles normes paraît-il.

J’ai calculé dès le début de mes observations qu’elle mettait environ une vingtaine de minutes à manger, quand je n’en mets qu’une douzaine en comparaison. Elle n’a pas été croisée avec un lièvre en ce qui concerne la nourriture mais c’est tant mieux ! Pendant qu’elle prend son temps, cela me laisse suffisamment de marge pour faire ce que j’ai à faire et pour revenir m’installer à la fenêtre, en attendant son retour. Deux ou trois petits pains au chocolat chauffés au micro-ondes et j’en ai bien assez jusqu’à l’heure du midi.

Après avoir pris des forces pour la matinée qui s’annonce, la belle remonte dans sa chambre pour se préparer. Ou tout du moins s’habiller proprement parce que j’imagine qu’elle utilise la salle de bain lorsqu’il s’agit de se maquiller, de se coiffer, etc. Tous ces trucs de fille quoi. Des détails non négligeables qui peuvent parfois transformer un crapaud (ou une grenouille, c’est comme vous voulez) en princesse. On se comprend ! Une fois qu’elle s’est refaite une beauté, même si elle n’en a pas besoin selon mon opinion, elle revient une dernière fois dans sa chambre.

A ce moment-là, elle s’empare du mini-cadre posé sur son bureau, le regarde intensément pendant quelques instants puis l’embrasse, avant d’ajuster son sac à dos et de redescendre. Au début, je vous avoue, j’ai analysé cette scène des milliers de fois. Non pas que je trouve bizarre le fait d’embrasser une photo glissée dans un cadre – j’ai déjà vu pire chez certaines personnes – mais j’essayais simplement de comprendre. Pourquoi ? Qui diable pouvait-être cet individu en image, à la place duquel j’adorerais rester. Enfin… Façon de parler ! Ce serait le pied de pouvoir regarder la voisine dormir à poings fermés, de pouvoir presque la toucher. En chair et en os, pas en tant que photographie. Woh woh woh… Je commence à m’embrouiller là. Et vous aussi par la même occasion.

Revenons à nos moutons ! L’identité de cette mystérieuse personne, avec « qui » elle se montre tendre chaque matin, me chagrine toujours aujourd’hui. Je n’ai jamais réussi à l’apercevoir, pas une seule fois. Et ma fidèle paire de jumelles ne m’a été d’aucun secours à ce sujet, le cadre étant tourné vers le lit et non vers la fenêtre. Autant vous dire que ça me fait grave chier. Ouais. Mais je ne perds pas espoir, je retenterai ma chance, encore et encore. Je suis quelqu’un d’acharné : quand je veux vraiment quelque chose, je m’accroche. Sauf en ce qui concerne la blonde de mes rêves, elle qui m’est inatteignable. Invariablement. Si c’était aussi facile hein… *soupir de désespoir*

Quand elle part au lycée, cela veut dire que c’est l’heure pour moi aussi. Je ne suis réellement motivé à aller en cours que grâce à l’assurance de la revoir là-bas, dans l’établissement. Sur la route qui me sépare de la maison au bahut, souvent, très souvent, je nous projette tous les deux, en train de bavarder et de chahuter, assez proches l’un de l’autre. Et je pourrais pousser mes songes débordant de bonheur encore plus loin si je le voulais, si je ne me forçais pas à réaliser qu’il n’existe aucun lien véritable entre nous et que tout mon fantasme sur notre vie commune n’a qu’une infime possibilité de se dérouler dans le futur. Alors je laisse tomber les rêvasseries et je pense à autre chose. Non, pas à cet(te) inconnu(e) affiché sur le cadre de son bureau. Surtout pas ça !

Dans les couloirs du lycée, mon pote geek m’aide un peu, sans s’en rendre compte, à oublier ma hantise du moment. Bah oui… Huit mois, ça défile à une vitesse ! Il me raconte en détail ses derniers exploits sur ce jeu en ligne qui fait fureur auprès des jeunes – le nom de ce machin m’a échappé – et un tas d’autres choses lourdes, dont je parviens à peine à comprendre le sens et la valeur. C’est là que, noyé sous les flots incessants de termes affreusement techniques de mon pote, mon cœur s’affole de nouveau.

Accompagnée d’une amie, elle ne fait que passer et se rend à son premier cours de la journée mais je ne peux pas m’empêcher de la suivre du regard, le visage probablement aussi rouge qu’un ivrogne après neuf ou dix verres. C’est une vision enchanteresse qui m’est offerte, de laquelle il m’est impossible de me lasser. Et même si je suis complètement ailleurs à cet instant précis, mon pote, lui, n’a rien remarqué et continue de m’inonder de paroles creuses. Le pauvre… Tout le monde ne peut pas avoir mes talents d’observation.

Merde ! Voilà que ça me reprend maintenant ! Je commençais juste à occuper mon esprit agité et, naturellement, il a fallu que cette fille croise mon chemin. Je m’adossais contre le mur en gardant ce précieux échantillon dans un coin de mon cerveau puis je rentrais en classe, troublé comme la première fois que je l’ai vue. Exactement comme ce premier jour, lorsqu’elle a emménagé à côté de chez moi, quelques mois auparavant. Comment est-ce que je vais bien pouvoir m’en sortir ? Cette situation va finir par me tuer.


 

Ce sera un poil plus long que je ne l’avais prévu finalement. Ce n’est pas un mal.

 

Rendez-vous pour la 3ème et dernière partie (promiiiiiis). D’ici là, portez-vous bien !

 

Puissiez-vous atteindre vos objectifs 😉

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